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La vie du 4

1. L’histoire des Transmissions (avant 1939)

    La transmission des signaux optiques à distance remonte jusqu'aux temps les plus reculés. Le roi des Perses, au cours des guerres médiques, avait disposé d'un lieu à l'autre un cordon de sentinelles qui se renvoyaient les nouvelles à faire parvenir par la voix. Les armées grecques et romaines possédaient un savant système de signaux optiques. Les Gaulois s'avertissaient des mouvements des armées de CESAR par des feux allumés sur les hauteurs. Plus tard, du Moyen Age aux Temps Modernes, les armées semblent s'être désintéressées des moyens de transmissions. Ce sont les armées de la République qui, les premières, utilisèrent le télégraphe. L'ingénieur Claude CHAPPE établit la première ligne de télégraphie aérienne entre Lille et Paris. Inaugurée en 1794, cette ligne servit à annoncer à la Convention la prise de Condé sur Escaut.

    Les grandes campagnes du milieu du XIXe siècle ont démontré le rôle et l'importance que pouvait représenter l'emploi du télégraphe aux Armées. Aussi la Belgique décida-t-elle de créer en 1865 une formation de télégraphistes. Celle-ci fut attachée au Régiment du Génie au service du Camp Retranché d'ANVERS. Ainsi naissait à l’Armée belge l'embryon de nos Troupes de Transmissions. Télégraphistes et radiotélégraphistes vont faire partie intégrante du Génie et en suivront l’évolution jusqu’en 1960, date à laquelle les Transmissions constitueront une arme autonome.

    Cette première unité de transmissions est transformée en Compagnie de Télégraphistes dès avril 1868. Elle constitue lune des compagnies spéciales du Génie. La réorganisation de 1874 restructura entièrement le Régiment du Génie auquel furent attachées administrativement les cinq compagnies spéciales.
       Parmi elles , la Compagnie de Télégraphistes de Place et d'Artificiers dont une des missions était la liaison télégraphique des places fortes ainsi que les travaux d'éclairage électrique. La Compagnie de Télégraphistes de Campagne, créée en 1874, avait pour mission d’exploiter le service télégraphique et les signaux au profit de l’Armée de campagne. Elle sera cependant  supprimée en 1902 et le service télégraphique sera regroupé en une seule unité dénommée Compagnie de Télégraphistes qui sera en outre spécialisée dans les applications militaires de l'électricité.
Poste  radio “K” hippomobile (1916)
    L'année 1913 est celle d'une profonde réorganisation de l’Armée. Deux nouvelles compagnies de Télégraphistes et de Projecteurs sont créées et rattachées au Bataillon du Génie des Positions Fortifiées de LIEGE et de NAMUR.
     Cependant, depuis 1903, la Compagnie de Télégraphistes avait entrepris l'étude de la T.S.F. (Télégraphie ou Téléphonie Sans Fil). Un poste émetteur-récepteur y sera construit et mis au point. Mais à la veille de la première guerre mondiale seuls trois nouveaux postes avaient été acquis (TELEFUNKEN, MARCONI, GOLDSCHMIDT). Le Lieutenant POLIET que l'on peut considérer comme une grande figure de l'Arme des Transmissions aura, le premier, organisé et dirigé le service de T.S.F. Militaire.
     L’Armée est mobilisée le 1er août 1914. Chacune des six Divisions d'Armée, la Division de Cavalerie et le Grand Quartier Général (GQG) reçoivent une Section de Télégraphistes. Une nouvelle Compagnie de Télégraphistes est formée et attachée à la Position Fortifiée d'ANVERS.
Caserne POLIET à VILVORDE
     Au cours des premiers mois du conflit, l'insuffisance des moyens de transmissions de l’Armée de campagne se fait très vite sentir. Dès janvier 1915, les Sections sont transformées en Pelotons puis en Compagnies à partir de janvier 1917. Celles-ci fournissent un Peloton à chaque Division d'Armée et Division d ' Infanterie. La Section de Télégraphistes du GQG est transformée également en Compagnie, puis est regroupée avec une Compagnie de Télégraphistes d'Armée (formée avec des éléments de la Compagnie de Télégraphistes de la Place d'ANVERS échappés après la reddition et reconstituée à CALAIS) pour former un Bataillon. En février 1915, une Direction Technique de la T.S.F. Militaire est créée puis, au fur et à mesure de l'acquisition du matériel, des sections de T.S.F. sont attachées à chaque Division d'Armée. En 1918, deux Compagnies de T.S.F. d'Armée sont formées et les Sections de T.S.F. des Divisions deviennent des Pelotons.
    Durant les quatre années de guerre, les transmissions militaires grossirent d’une façon continue pour atteindre finalement un développement considérable en 1918. Les quelques chiffres suivants sont assez évocateurs:

    Aux côtés des Télégraphistes et de la  T.S.F., les Colombiers militaires rendront également de grands services. Le premier Colombier militaire paraît avoir été formé en 1898 pour le service de la Position Fortifiée d'ANVERS. Les Places Fortes de LIEGE et de NAMUR en seront dotées en 1902. A la veille du premier conflit mondial, le service des Colombiers est assuré par une des compagnies spéciales du Génie: la Compagnie des Ouvriers et Aérostiers. Les Colombiers disparaissent à la chute des Places fortes mais ils seront reconstitués plus tard à CALAIS au sein de la Compagnie d'Aérostiers, pour y constituer un service indépendant.
Voiture radio du Grand Quartier Général d’Armée

Télégraphistes : 1962 hommes,
dont 35 officiers

5430 km de fil
4900 téléphones
3734 fanions de signalisation
2550 lanternes de signalisation

Radiotélégraphistes: 1500 hommes

600 postes émetteurs-récepteurs.
Colombier mobile
    Le matériel, utilisé à l’époque, n’est en rien comparable au matériel moderne actuel. Mais quelles que soient les techniques utilisées, elles ne sont rien si solides et nobles qualités. Les télégraphistes, le personnel des colombiers et les radiotélégraphistes de 1914-1918 furent toujours à la hauteur de leur tâche.
   Témoignant à chaque instant d’une obstination sans bornes, d’un dévouement extrême et d’un courage magnifique, beaucoup d’entre eux restèrent des mois entiers près des premières lignes pour desservir leur petit central téléphonique. D’autres, partaient sans hésitation vérifier et réparer les lignes, sous les obus et aux endroits les plus exposés. Les télégraphistes, encombrés d’un matériel souvent transporté à bras d’homme, suivaient les unités au combat à la recherche des postes de commandement. Ils dressaient péniblement leurs antennes sous les bombardements et réussissaient toutefois, dans des conditions incroyables, à entrer en réseau. Souvent, certains transmetteurs tombaient, solitaires et sans recours, dans un coin perdu du champ de bataille.

    Le retour à la paix entraîne la démobilisation successive de l’Armée. Les Unités de Transmissions sont regroupées à la fin de 1919.  Le Bataillon de Télégraphistes comprend une compagnie affectée à l’Armée d'occupation, deux compagnies d'instruction et une compagnie de parc.
Signaleur Téléphoniste en tenue de campagne
T.S.F. Poste-Parleur-Récepteur
Le Bataillon de Radio Télégraphistes comprend quant à lui toutes les formations de T.S.F. Si ces deux unités sont bien indépendantes l'une de l'autre, on se rendra vite compte qu'elles devraient plutôt se compléter et se suppléer.
    C’est dans cette optique que sera créé, le 15 mai 1920, le Corps des Troupes de Transmissions. Il réunit à lui seul les Télégraphistes, les Radiotélégraphistes, le Service des Colombiers et le Bataillon de Projecteurs. Ce dernier passera à l'Artillerie quelques mois plus tard.
    Suite à la réorganisation de 1923, le Corps des TTr devient le Régiment des TTr et toutes les formations techniques du Génie sont regroupées en une Brigade des Troupes Techniques comprenant le Régiment des TTr, le Régiment de Chemin de Fer et le Bataillon de Pontonniers.
   Le 15 mai 1925 sont créés les Troupes et Services Techniques des Transmissions comprenant un Etat-Major, le Régiment TTr et un Service Technique.

   Le 24 avril 1928, SM le Roi ALBERT 1er remet un Fanion au Régiment des Troupes de Transmissions. Le Roi déclara alors:
Le pigeon signaleur va quitter la tranchée.
Dès l’ouverture des hostilités, le courage individuel, le dévouement spontané et la belle tenue des Télégraphistes furent appréciés dans l’Armée entière.

… Souvent isolés, mais toujours conscients des services qu’ils ont à rendre, nos Télégraphistes surent faire stoïquement leur devoir jusqu’au bout.

… Votre Fanion ne pouvant porter les noms des innombrables combats auxquels ont pris part les Troupes de Transmissions, la simple mais éloquente inscription “ Campagne 1914-1918 ” résumera toutes  les citations et rappellera les actions d’éclat qui les ont motivées. ”

    Plus tard, l’Ordre du Jour de l’Armée, en date du 21 juin 1930, ne sera pas moins éloquent dans sa concision :

Pour commémorer le courage individuel et l’inlassable dévouement dont ont fait preuve les Télégraphistes et les Radiotélégraphistes dans l’établissement et l’entretien des liaisons sur le champ de bataille de l’YSER en 1914 et dans les FLANDRES en 1918, la fourragère aux couleurs du ruban de la Croix de Guerre est décernée au Régiment des Troupes de Transmissions.
En conséquence de quoi, les inscriptions “ Yser ” et “ Flandres 1918 ” seront faites sur le fanion.”

En octobre 1935, un Service d'Ecoute et de Repérage est créé au sein du Régiment, consacrant ainsi les initiatives de certains officiers en matière de radiogoniométrie. Une Compagnie-Ecole ainsi qu'une Compagnie de Dépôt sont également constituées à ce moment. Quelques temps plus tard, une section du chiffre est formée au sein du Service d'Ecoute et de Repérage. De même, une Compagnie d'Aéronautique est constituée au sein du Bataillon de T.S.F. Pour assurer les liaisons air-sol au profit des appareils de l'Aéronautique Militaire. Dès 1938, on forme des Pelotons Mixtes destinés aux Positions Fortifiées de LIEGE et de NAMUR ainsi qu'une Compagnie de Radiotélégraphistes d'Alerte en vue de la constitution de réseaux d'alerte. Ces Pelotons Mixtes regroupaient pour la première fois, au sein d’une même unité, des télégraphistes et des radiotélégraphistes. A ce moment, le Régiment TTr donnera également naissance aux Pelotons Mixtes des deux Divisions de Chasseurs Ardennais. Les Pelotons des Positions Fortifiées de LIEGE et de NAMUR sont rassemblés en une Compagnie Mixte. Celle-ci constituera le Troisième Bataillon du Régiment TTr avec la Compagnie d'Alerte et la Compagnie d'Aéronautique. Le Service d'Ecoute et de Repérage y est adjoint en 1939. La Compagnie Ecole devient l'Ecole des Transmissions en 1938.
Création du 4 TTr. #Haut.
Historique Préface.
Historique.