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La vie du 4

2. La création du 4TTr

a. Le Régiment TTr de 1939 à 1940

    Peu avant le second conflit mondial, le Régiment des Troupes de Transmissions (TTr) est structuré comme suit:

b. La naissance du 4TTr

    C’est donc suite à l’éclatement du Régiment TTr que le 4ème Bataillon TTr (4TTr) premier du nom de notre histoire militaire, est créé lors de la mobilisation en 1939. Le 4TTr se regroupe à GRIMBERGEN avec ses mobilisés et son matériel de guerre. Il constitue donc le Bataillon de Transmissions de la 4ème Division d'Infanterie. Très vite, le 4TTr quitte GRIMBERGEN avec son matériel et des véhicules réquisitionnés, pour se rendre à MILLEN, entre TONGRES et LANAKEN. De ce cantonnement, où il reste environ 4 mois, il fait route vers le camp de BEVERLO pour se rendre ensuite, lors de l’alerte de janvier 1940, à KERSBEEK – MISKOM. Après un nouveau mouvement vers le camp de BEVERLO, le Bataillon prend position à St HUIBRECHTS HERN, sur le Canal ALBERT jusqu’au 10 mai 40.
• un Etat-Major (EM) de Régiment ;
• un Bataillon de Télégraphistes comprenant un EM et quatre compagnies, dites “ T ” ;
• un Bataillon de Radiotélégraphistes comprenant un EM et quatre compagnies radio ;
• un Bataillon Mixte comprenant à son tour:
- un Etat-Major de Bataillon,
- une Compagnie d’Aéronautique,
- une Compagnie d'Alerte,
- une Compagnie Mixte,
- une Compagnie d'Ecoute et de Repérage ;
• une Compagnie de Dépôt et Colombiers ;
• une Ecole de Transmissions, issue de la Compagnie Ecole.
    Comme les effectifs, les techniques s’étaient modifiées : un nouvel appareil téléphonique de campagne et de nouveaux centraux avaient été mis en service en 1936 ; les poseurs de lignes disposaient de charroi automobile ; le matériel radio, sans cesse plus perfectionné, étalait ses gammes de fréquences et sa puissance.

    Le 1er septembre 1939, le Gouvernement belge décide la mise sur pied de guerre de l’Armée. Le Régiment TTr éclate alors pour donner naissance à une série d'unités de campagne.

    Un Bataillon TTr comprenant un EM, une Compagnie de Télégraphistes et une Compagnie de Radiotélégraphistes est affecté à chacune des douze Divisions d'Infanterie (D.I.) actives et de première réserve. Chaque Bataillon porte alors le numéro de la D.I. à laquelle il appartient (de 1 à 12).
Les Divisions d'Infanterie de seconde réserve reçoivent à leur tour une compagnie TTr comprenant chacune un peloton de télégraphistes et un peloton de radiotélégraphistes. Ces compagnies sont alors numérotées de 13 à 18. En outre, les Divisions de Cavalerie reçoivent chacune un Bataillon TTr tandis que les Divisions de Chasseurs Ardennais sont appuyées par une compagnie.
Un Bataillon TTr sera également adjoint à chacun des Corps d'Armée (CA) à l'exception des Vème, VIème et VIIème Corps d’Armée qui ne disposent que d’une compagnie TTr. Le Corps de Cavalerie reçoit un Bataillon TTr.
A l'échelon Armée nous trouvons: le Régiment TTr, un Bataillon TTr DAT (Défense Aérienne du Territoire), les Compagnies TTr des Positions Fortifiées et une Compagnie TTr de Zone Arrière. L'école des Transmissions sera dissoute pour constituer le 40ème Bataillon TTr intégré au C.R.I /Génie.

Le 10 mai 1940, l'organisation des Troupes de Transmissions est donc la suivante:

• Division d'Infanterie:                        1er,2e,3e,4e,5e,6e,7e,8e,9e,10e,11e,12° Bataillon TTr
13e, 14e, 15e, 16e, 17e, 18e Cie TTr
• Divisions de Chasseurs Ardennais:    19e Cie (1°DChA) , 20e Cie (2°DChA)
• Corps d'Armée                                  21e Bn (1er CA), 22e Bn (2e CA),23e Bn (3e CA),  24e Bn (4e CA),
25e Cie (5e CA), 26e Cie (6e CA),27e Cie (7e CA)
• Corps de Cavalerie                            30e Bn
• Troupes d'Armée:
    Le 12 mai au soir, le 4TTr reçoit l'ordre de se rassembler à GRIMBERGEN et de préparer une position de défense le long du canal de VILVORDE. Les 13 et 14 mai, on reconstitue tout l'équipement et le charroi du Bataillon. C'est à cette date que le GénéralVAN TROOYEN reprend le commandement de la 4e D.I. des mains du Général DE GRAEF.
Le 15 mai, l'ordre est donné de prendre position à la tête du pont de GAND.

    Les 18 et 19 mai, le dispositif de défense s'organise ; les 2e et 5e D.I. encadrent la position centrale occupée par la 4e D.I. Dès le 19 mai, les réseaux téléphoniques et radio couvrent le même secteur. Le P.C. du Bataillon, qui est installé à SAINT DENIS-WESTREM à proximité du champ d'aviation, subit un important bombardement aérien nocturne. Les 20 et 21 mai, l'ennemi est en contact avec la D.I. Tous les feux des trois Régiments d'artillerie et des Groupements de trois D.I. sont concentrés à MEREMBEKE.

    Le 22 mai à 20 heures, l'ordre est donné au 4TTr de se replier sur VINCKT. Les 23 et 24 mai sont consacrés à l'organisation de la position ZEVEREN-MEYGENNEVELE. Le contact avec l'ennemi s'établit dès le 24 mai au soir. On déplace le Q.G. de VINCKT vers CAENEGHEM.
    Le 25 mai, dès l'aube, certaines unités du 15e de ligne se rendent à l'ennemi sans combat. L'ennemi pénètre ainsi jusqu'au P.C. du 15e de ligne et même jusqu'au groupe d'appui direct dans la direction de VINCKT. Il crée une poche qui menace les flancs des 11e et 7e de ligne. Après un moment de surprise, l'avance ennemie est stoppée et la poche est
réduite en grande partie. Toutefois, l'ennemi se retire en ayant fait un grand nombre de prisonniers, dont l'équipe de centralistes et l’équipe radio du P.C. du 15e de ligne. Les hommes du 4TTr ne se doutent de rien et continuent leur mission. Une rafale de mitraillette de l’ennemi les empêche de détruire leur matériel ; un des hommes est gravement blessé. Parmi les prisonniers, trois sont tués le 30 mai par l'explosion d'une mine dans le HOLLANDS DIEP, lors de leur transfert vers l'ALLEMAGNE. Un prisonnier décède en captivité.

    Le 26 mai après-midi, le Q.G. se déplace vers RUISELEDE. Le 27 mai au matin, la 4e D.I. est relevée par la 1ère D.Ch.A et se regroupe au sud de BRUGES. Le 4TTr se replie sur OOSTKAMP où vers 15 heures, il reçoit l'ordre de se rendre à MARIAKERKE. Il atteint cette localité malgré les routes très encombrées. Le 28 mai vers 8 heures le 4TTr apprend la
capitulation.

    Du 28 mai au 10 juin, le 4TTr a occupé les cantonnements suivants :OOSTKAMP, LOCHRISTI, KALCHEN.
A LOCHRISTI, le Général VAN TROOYEN, Commandant de la 4e D.I. vient remercier le Bataillon pour les services rendus pendant les opérations et le félicite pour sa conduite exemplaire.

    Le 10 juin, tous les officiers, sous-officiers et soldats du 4TTr obtiennent le titre d'exemption de captivité.
Seuls, le Capitaine Commandant BEM de GREEF et le Capitaine AUBERTIN, Commandant de la 2e Cie, Cie Radiotélégra-phiste prennent le chemin de la captivité.
Bilan de la campagne des dix-huit jours: le 4TTr compte 6 morts et 2 blessés graves. De plus, 2 soldats reprirent le  combat dès leur retour de captivité et furent fusillés.
En récompense de leur conduite, la Croix de Guerre fut octroyées à ces hommes.
Le Fanion du Régiment fut caché à l'abbaye de SAINT ANDRE–LEZ-BRUGES.

d. L’Ordre du Jour de l’Armée N°114

    Pas plus ici que pour la guerre 1914-1918, il n’est possible de relater les événements par le détail. Rappelons donc avec simplicité que les TTr de 1940 ont fait leur devoir dans toutes les situations qui se présentèrent, même les plus surprenantes par leur nouveauté ou leur soudaineté. Ni les déplacements incessants des troupes, ni les bombardements
meurtriers et les tirs nourris de harcèlement de l’artillerie ennemie n’empêchèrent les Troupes de Transmissions d’accomplir leurs missions de combat .
Quoi de plus éloquent en hommage au courage des TTr de 1940 que l’inscription, autorisée par l’Ordre du Jour N°114, sur le Fanion des Troupes de Transmission de la mention, concise mais glorieuse:

Bataille de Belgique 1940

    La capitulation entraîna la dissolution des unités de transmissions, mais ne mit pas pour autant un terme aux activités combatives de tous les TTr. Les uns, prisonniers dans les camps en ALLEMAGNE, y déployèrent leur ingéniosité et réussirent à construire des récepteurs de radio rudimentaires qui leur permettaient d’écouter et de diffuser les nouvelles alliées, entretenant ainsi le moral et la foi en la victoire finale de leurs camarades de captivité.

    D’autres prirent rang dans la Résistance, livrant à l’ennemi un combat clandestin.
D’autres enfin rejoignirent les Forces Alliées en GRANDE-BRETAGNE, au CONGO BELGE ou au MOYEN-ORIENT, apportant généreusement leur contribution au grandiose effort de guerre du monde libre. On put voir ainsi, lors de la libération du pays en septembre 1944, accompagnant les glorieuses troupes de la Brigade PIRON, les effectifs de la Brigade Signal Section qui, née en octobre 1941, assura les transmissions de la Brigade belge dès son arrivée en NORMANDIE.
Historique.
Histoire des Transmissions avant 1939. #Haut.
De 1945 à 1998.
• Divisions de Cavalerie :                     28e Bn (1°DC), 29e Bn (2°DC)
 Régiment des TTr (avec le Service des Colombiers)
 31e Bn TTr/Défense Aérienne du Territoire
 Cie TTr Position Fortifiée de LIEGE
 Cie TTr Position Fortifiée de NAMUR
 Cie TTr Service Territorial de la Zone Arrière
 Pelotons TTr des 1er et 2e Régiments Légers (Gendarmerie)
 Peloton TTr du Grand Quartier-Général
 Troupes de Renfort et d'Instruction: 40e Bn TTr
c. La situation du 4TTr en mai 40

Voici la composition du cadre des Officiers composant le 4TTr le 10 mai 40:

à l’Etat – Major:
         Cdt BEM de GREEF, Chef de Corps
         R.P. LAMBORAY O.F.M., Aumônier
         Lt MOLINE, Adjoint
         Lt GUIDEE, Officier payeur
         SLt MICHIELS, Médecin

à la 1ère Compagnie:
         Lt DELVOIE
         SLt MAENHOUT
         SLt MAYER

à la 2e Compagnie:
         Capt AUBERTIN
         Lt BONNIVERT
         SLt COUTIEZ

    Le 10 mai 40, le 4TTr se trouve parmi les premiers à recevoir le choc de l’offensive allemande. Placé sous les ordres du Capitaine Commandant Baron BEM E. de GREEF, futur ministre de la Défense Nationale, le 4TTr occupe pendant la campagne de mai 40 trois positions de combat en première ligne.

    La première est celle située au nord-est de TONGRES, secteur de HOESELT (les 10 et 11 mai). C'est sur le canal ALBERT, immédiatement sur la gauche de la 7e D.I. (secteur de VROENHOVEN), que la 4e D.I. reçoit le baptême du feu. C'est aussi dans ce secteur que se produit la prise du fort d'EBEN-EMAEL. Le 11 mai, les bombardements aériens se font plus intenses et vers 11 heures le 4TTr reçoit l'ordre de se replier sur ULBEEK. Ce repli s'effectue dans des conditions très défavorables, les routes étant encombrées de réfugiés et de véhicules civils et militaires de toutes
espèces. L'aviation ennemie s'en donne à coeur joie, celle-ci a la maîtrise absolue de l'air. Une partie de l'équipe des centralistes du Q.G. est faite prisonnière pendant le repli. Ces hommes parviendront néanmoins à s'enfuir et à rejoindre l'unité par la suite. Le 4TTr reçoit l'ordre de rallier successivement LANDEN, LOVENJOEL et enfin BEAUVECHAIN.